Le chef d’Airbus dénonce les interdictions de voyager «inacceptables» en Europe | Nouvelles

 | Vacances pas cher

Le chef d’Airbus dénonce les interdictions de voyager «inacceptables» en Europe | Nouvelles | Vacances pas cher

[wp_bhm_generator_generate thematic=8]

L’absence de réponse coordonnée de l’Europe pour mettre au point un régime commun de test des coronavirus qui permettrait aux passagers de voler à nouveau a été qualifiée d ’« inacceptable »et de« véritable gâchis »par les dirigeants de deux des plus grandes sociétés aérospatiales du monde.

S'exprimant aujourd'hui lors d'une conférence virtuelle sur l'aéronautique organisée par l'organisme commercial européen ASD, le directeur général d'Airbus, Guillaume Faury, a décrit la nécessité de ramener les passagers dans les airs comme «priorité zéro» pour la reprise de l'industrie aéronautique.

Il dit que l'absence d'approche commune est «très décevante» et pense que l'Europe «recule» en termes de restrictions de voyage, une situation qu'il dit «inacceptable».

Philippe Petitcolin, directeur général de Safran, fait écho aux propos de Faury. «La coordination au niveau européen ne fonctionne pas. C'est un vrai gâchis en termes de voyages.

«Si les gouvernements ne prennent pas le risque de laisser les gens voler, ce sera difficile.»

Faury dit que les restrictions continues et en constante évolution à la lumière de la résurgence du virus l'ont profondément préoccupé.

«Je suis très inquiet de ce long hiver qui nous attend et de l’état de l’industrie en 2021», dit-il.

Des renflouements généralisés pour les compagnies aériennes et les fournisseurs aérospatiaux ne sont pas la solution, dit Faury: «Si nous devons injecter de l'argent partout, cela coûtera extrêmement cher et ce ne sera pas réalisable.»

La clé est de «s'assurer que nous pouvons récupérer les vols à travers l'Europe», dit-il. «Si les passagers volent, il y a de bonnes chances que les compagnies aériennes restent en vie.»

Les constructeurs aérospatiaux ont joué leur rôle en prouvant que les passagers peuvent voler en toute sécurité à bord de leurs avions, mais «il appartient désormais aux pays de s'entendre sur la manière dont les passagers peuvent se rendre d'un pays à l'autre».