L'AFP n'a pas interrogé Angus Taylor sur de faux documents de voyage

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La police fédérale australienne n'a pas interrogé le maire de Sydney, Clover Moore, lors d'une enquête sur des documents présumés trafiqués, le ministre de l'Énergie, Angus Taylor, a utilisé pour l'attaquer.

La commissaire de l'AFP, Reece Kershaw, a confirmé que l'on n'avait pas parlé à Mme Moore avant que ses officiers n'abandonnent leur enquête sur les chiffres de voyage falsifiés.

"Le maire n'a pas été interrogé", a déclaré lundi M. Kershaw lors d'une audition sur les prévisions du Sénat.

Le 19 février, le commissaire Kershaw a confirmé que M. Taylor n'avait pas non plus été interrogé, déclarant au National Press Club qu'il "ne savait pas que le ministre avait été interrogé, ni même offert une interview".

"Nous avons été assez clairs dans le processus de prise de décision auquel nous sommes arrivés, ne pouvant justifier aucune infraction commise", a-t-il déclaré.

Le 6 février, l'AFP a abandonné son enquête sur les réclamations de voyage, affirmant n'avoir trouvé aucune preuve que M. Taylor était impliqué dans la falsification d'informations.

"L'évaluation de cette affaire par l'AFP a révélé qu'il n'y a aucune preuve indiquant que le ministre de l'Énergie et de la Réduction des émissions était impliqué dans la falsification d'informations", avait alors déclaré un porte-parole de l'AFP.

«Le faible niveau de préjudice et les excuses présentées par le ministre de l'Énergie et de la Réduction des émissions au lord-maire de Sydney, ainsi que le niveau important de ressources nécessaires pour enquêter ont également été pris en compte dans la décision de ne pas poursuivre cette affaire.

«L'AFP considère désormais que cette affaire est finalisée.»

Plus tôt lundi, la sénatrice travailliste Kristina Keneally a demandé à plusieurs reprises pourquoi Mme Moore n'avait pas été interrogée avant que l'AFP ne décide que les allégations présentaient un «faible niveau de préjudice permanent».

«Le maire est la victime, si vous voulez, dans ces circonstances», a déclaré le sénateur Keneally.

"Comment déterminez-vous le préjudice et décidez-vous de ne pas poursuivre une enquête sans parler à la victime du crime présumé?"

M. Kershaw a déclaré que la décision était objective et réfléchie.

"C'est à nouveau une question pour les décideurs et ils ont pris cette décision sur le matériel dont ils disposaient à l'époque", a-t-il déclaré.

«C'est ce qui nous a été renvoyé par la police de NSW.»

Le tollé a commencé après que M. Taylor a écrit à Mme Moore le 30 septembre, réprimandant la ville de Sydney pour «voyages aériens inutiles».

Sa lettre citait le «dernier rapport annuel» du Conseil, qui, selon lui, montrait qu’il avait dépensé 1,7 million de dollars pour les voyages internationaux et 14,2 millions de dollars pour les voyages intérieurs.

Mais les chiffres de M. Taylor étaient en totale contradiction avec le rapport annuel réel du Conseil pour 2017/18, qui indiquait les frais de transport intérieur, d'hébergement et de voyage à 4206,32 $ et les voyages à l'étranger à 1727,77 $.

Le ministre s'est excusé auprès de Mme Moore, mais n'a pas précisé d'où venaient les chiffres.

Lundi, le sénateur des Verts Nick McKim a demandé si l'AFP avait envisagé de téléphoner à M. Taylor pour lui demander s'il avait falsifié les chiffres de voyage de la ville de Sydney.

"N'est-ce pas la première chose que vous feriez?" Le sénateur McKim a dit.

M. Kershaw a ri de la question.

"Non, nous ne fonctionnons pas comme ça", a déclaré le commissaire.

-avec AAP